12 jours de marche - 303 km parcourus (en comptant les visites et balades une fois arrivé à l’étape) - 2 jours de repos - environ 3 heures de pluie.

Mon rythme de vie n’a pas beaucoup changé dans cette deuxième semaine si ce n’est l’heure du départ qui a souvent été un peu plus tardive : entre 8 heures et 8 heures 30.
En début de semaine, j’avais choisis de faire des étapes plus courtes, aussi après Barran, j’ai marché seul car Philippe et Francka avaient choisis des étapes un peu plus longues. Nous nous sommes retrouvés 4 jours plus tard au gîte communal d’Anoye.

Pendant ce temps, à Montesquiou, j’ai fait la connaissance de Pierre un jeune (la trentaine) parisien originaire de Pau qui a pris une semaine de congés pour faire Auch -Pau sur le chemin et se ressourcer. Nous avons pas mal parlé théâtre d’improvisation car lui aussi fait parti de 2 compagnies de théâtre.

À l’étape de Maubourguet : Rencontre avec Magdalena et retrouvailles avec Maxime. Ce sera très certainement ma dernière soirée avec Maxime car il quitte le chemin pour faire un détour par Lourdes.
Magdalena est une ambulancière Suisse qui est partie de Arles. Elle m’apprend que son amie fait le chemin mais par la voie du Puy er qu’elles comptent se retrouver à Puente la Reina pour finir le camino à Santiago ensemble.
Au gîte d’Anoye, avec Pierre et Magdalena nous retrouvons Philippe et Francka. Les bénévoles qui gèrent le gîte ont eu la bonne idée d’installer une petite épicerie de produits locaux pour les pèlerins. Francka a la bonne idée de proposer que l’on teste une garbure en bocal, que nous accompagnerons d’un Madiran rouge.

À Morlaas, rencontre avec Emmanuel, un breton de 67 ans qui l’an dernier avait marché de Rennes à Bergerac et qui cette année a repris son chemin la où il l’avait arrêté pour aller jusqu’à Puente la Reina.
Le 1er mai nous arrivons groupé à Lescar près de Pau, où nous passons l’après-midi ensemble à regarder une course cycliste locale… à côté de Gilbert Duclos-Lassale. C’est ma dernière journée avec Philippe, Francka, Emmanuel et Magdalena. Ils ont continué leur chemin ce dimanche vers les Pyrénées tandis que j’ai pris une journée de repos avant de bifurquer vers l’ouest pendant 2 jours pour rejoindre la voie du Puy qui me guidera jusqu’à Sain-Jean-Pieds-de-Port.


Maintenant que vous êtes au fait de mes avancées sur la voie d’Arles… je voulais vous donner mes impressions sur les différents types de logements que j’ai testé depuis le début du voyage.
À ce jour, j’ai dormi dans trois chambres AirBnb (Toulouse - Gimont - Marciac), deux nuits dans l’auberge de jeunesse d’Auch, deux nuits dans des chambres d’hôtes pour pèlerins avec la demi-pension ( Montegut - Montesquiou) et dans des gîtes pèlerins communales ou gérés par des associations de Saint-Jacques.

C’est dans les chambres AirBnb que j’ai pour l’instant eu le meilleur confort. Cela parait normal vu les différences de prix avec les autres types d’hébergements. Mais ce n’est pour autant pas une garantie : on m’a raconté quelques mauvaises expériences vécues avant Toulouse par certains pèlerins… et puis l’inconvénient de ce type de logement c’est que l’on est seul… sans contacts avec les autres pèlerins.
J’ai très bien dormi dans la chambre de l’auberge de jeunesse de Auch : la literie était ferme juste comme il faut. J’avais une chambre pour moi tout seul : simple, propre et fonctionnelle … seul petit bémol le bruit fait par une équipe de footballeurs en début de soirée.
Les chambres d’hôtes spéciales pèlerins sont souvent tenues par d’anciens pèlerins. La qualité de l’hébergement peut être toutefois très différent. À Montegut, nous avions un sous-sol très bien aménagé en studio moderne et confortable alors qu’à Montesquiou la chambre n’a jamais été refaite depuis les années 70 avec un carré de douche dans un coin avec un rideau plastique hors d’âge lui aussi. Point positif : dans les deux cas j’ai très bien mangé le soir et au petit déjeuner.

C’est dans les gîtes de pèlerins que l’on trouve l’esprit du chemin. C’est ici qu’il est facile de faire des rencontres… Chacun raconte son chemin, son but, ses difficultés, ses expériences heureuses ou malheureuses dans la vie.

Bien sur le confort est sommaire : fait de lits une place superposés en chambre dortoir de 2 à 12 personnes - souvent il n’y a qu’une douche et un wc aussi on s’organise en fonction de l’ordre d’arrivée au gîte. Une fois les affaires posées et le lit choisi le passage par la douche est obligatoire pour éliminer la transpiration et la saleté accumulée pendant la marche du jour. Une fois propre vient un jour sur deux la corvée de lessive. Certains gîtes ont investit dans un lave-linge et dans un sèche-linge mais pas tous !!! Dans ce cas il faut frotter les vêtements au savon de Marseille et les rincer. Personnellement je trouve qu’il reste toujours une odeur particulière.

Dans les gîtes il y a toujours une cuisine et des ustensiles c’est tout le temps constitué de recup apportée par les bénévoles. Dans tous les cas chaque pèlerins se débrouille avec ce qu’il a. Il y a ceux qui ce font du riz ou des pâtes pour plusieurs jours et qui les mangeront froid au petit déjeuner ou rechauffé au micro-ondes.
il y a aussi ceux qui aiment cuisiner un peu plus élaboré avec des légumes… et ceux qui mangent froid pour ne pas faire de vaisselle : souvent du thon en boîte, du saucisson, des chips…
Depuis le début de mon chemin j’ai eu beaucoup de chance de rencontrer des femmes et des hommes qui sont dans le partage et avec qui j’ai passé des repas pleins de vies. Je souhaite que cela continue lorsque je rejoindrai la voie du Puy.
Pour terminer cet article, je voulais faire un grand merci à Michel et Marie-José qui nous ont permis d’éviter une grosse averse en nous invitant chez eux pendant près de 2 heures… faire entrer chez soi 4 pèlerins avec leur gros sacs et leurs chaussures pas très propres… je pense qu’il n’y a que peu de personnes pour le faire et nous avons eu la chance de les croiser au bon moment.
ils nous ont offert le café et nous avons goûté et apprécié leur vin de sureau maison. Ce fut un moment de partage intense et merveilleux… mais il a fallu reprendre notre chemin.

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Bonne continuation
Bonne continuation
Bonne continuation
C'est top et en plus ça va faire un bon guide de voyage pour les Pradel
Bises
Bonne continuation
