La traversée de la Galice.
Cette semaine le décor a complètement changé. Je suis passé des paysages escarpés de la côte atlantique avec ses plages et ses stations balnéaires… aux paysages de la campagne profonde qu’offre la Galice.
Saint-Jacques de Compostelle est la capitale de cette région un peu particulière située au Nord-ouest de l’Espagne. Je dis un peu particulière car beaucoup d’espagnol considèrent les habitants de cette région comme étant « arriérés ». Ce sont des « paletos ». Ils parlent leur propre dialecte que les espagnols ont parfois bien du mal à comprendre.
En Galice, la vie est dure… surtout pour ceux qui habitent et travaillent en campagne. Les hivers sont rudes, il pleut en moyenne 150 jours par an ( cette année semble être l’exception… la canicule est la et bien la). Quand je traverse cette région, je vois de nombreuses maisons en ruines ou abandonnées ou en vente… mais il y a aussi beaucoup de constructions neuves… ce qui montre qu’il y a toujours de l’activité. Je penses que ceux qui viennent s’installer dans ces endroits retirés recherchent le contact avec la nature et les grands espaces et qu’ils prennent leurs voitures pour aller travailler dans les villes situées entre 30 et 60kms.
Au cours de cette semaine j’ai vécu quelques moments forts que je vous partage ici.
- J’aime la marche au travers des forêts d’eucalyptus… je trouve ces arbres très beaux avec leur long tronc qui perdent leur écorce. Ils dégagent un parfum très agréable. Je n’avais jamais vu ce type de forêts avant en France… mais peut être qu’il en existe quelque part !
- L’architecture intérieur et extérieur des édifices religieux que j’ai pu visiter : la cathédrale de Lourenza et celle de Mondonedo , le monastère de Sobredo et la petite église de Santa Maria de Sendelle. Ces monuments m’ont touché car différents de ceux de chez nous. Je vous rassure je ne me suis pas converti.
- J’ai aimé croiser un troupeau de vaches que son vacher aidé par 2 chiens changeait de champs… cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance à Vroil.
- J’ai aimé lâcher prise quand j’ai pensé que dans trois jours cette aventure arrivera à sa fin.
Je rajouterai des photos à cet article dans quelques jours quand j’aurai de meilleures conditions pour faire les montages.
